7 de la semaine et Joueurs du Mois !

Le 7 Proligue 2017-2018

Tout comme le 7 Lidl StarLigue vendredi, c'est au tour de la Proligue de mettre en avant son 7 de la semaine idéal...

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Le 7 Lidl StarLigue 2017-2018

La saison 2017-2018 vient de commencer...Re-voici votre 7 Lidl StarLigue !...

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Winner JDM LidlStarligue novembre 2017

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Winner JDM Proligue Novembre 2017

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Le 7 LFH du mois

Toutes les mois se déroule des matchs de championnat de la LFH, division...

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AJPH

Sortie de Vestiaire : Pierre Lahore

Au tour de Pierre Lahore, capitaine emblématique du Billère Handball, de revenir sur son parcours qui l’a porté du handball au poste de directeur de cabinet, au sein de son Béarn natal.

Né au handball du côté de Nousty, le jeune « Peïo » a 20 ans lorsqu’il choisit de migrer chez l’ennemi local, Billère, afin de franchir un pallier sportif. Une aventure qui va durer 12 ans, de 2003 à 2015. « Je suis assez fier d’avoir réussi dans un sport qui était une passion, mais pour lequel je n’avais pas forcément de prédispositions. Je n’ai pas du tout suivi la filière classique de formation, souffle le rude défenseur, fier également de n’avoir jamais quitté son Béarn natal. Vivre de sa passion auprès de ses proches, que demander de plus ? J’ai vraiment eu de la chance de connaître tout ça. Pour mon dernier match, mon grand-père de 90 ans était dans les tribunes… »

C’est du coup avec Billère que Pierre Lahore, alors capitaine, découvre la Lidl Starligue, lors de la saison 2012/2013. Une saison marquante puisqu’elle se soldera par 26 défaites en autant de rencontres. « Ça reste un temps fort dans ma carrière, note-t-il. On sortait d’une saison euphorisante, celle de la montée. On avait un groupe qui fonctionnait bien et on décroche cette montée que l’on attendait paspuisque l’on avait arraché notre maintien difficilement la saison précédente. Alors oui, forcément, le choc fut brutal en Lidl Starligue. Si ça a été compliqué à vivre sur le moment, ce fut fondateur pour la suite. Cette saison a fait grandir le club mais aussi les joueurs. »

Inutile de se creuser trop la tête, Pierre n’a pas connu de déclic. « Je n’ai pas eu de questions à me poser puisque j’ai toujours mené un double-projet. Je n’ai jamais eu de saison 100% handball. J’ai rapidement eu ma licence de sport ainsi que le BE1 et le BE2. J’ai ensuite basculé sur une école de commerce et dès 2007, j’ai commencé à travailler. » Un choix naturel pour le jeune « Peïo ». « Je n’étais pas dans une position dans laquelle le handball pouvait occuper toute ma vie, je ne suis pas issu d’une filière classique. A partir de là, c’est assez logique de poursuivre les études, d’autant plus quand tu as tes parents qui poussent derrière ».

Passé du statut de chargé de mission auprès d’un groupe d’élus au département au poste d’attaché parlementaire du sénateur Jean-Jacques Lasserre, Pierre Lahore a ensuite été nommé directeur de cabinet à la présidence du conseil départemental du Béarn en 2015, l’année de l’arrêt de sa carrière. De quoi occuper son emploi du temps. « J’ai toujours réussi à concilier les deux, même si je dormais sans doute un peu moins que mes coéquipiers, sourit-il. Lors des déplacements, je ne regardais pas de séries non plus. J’étais plus au téléphone ou sur mon ordinateur. Mais je ne suis jamais senti en décalage par rapport au groupe. Tout ça se faisait naturellement, sans interférences entre les deux univers. 

Ce double-projet professionnel, Pierre l’a finalement mené jusqu’en juin 2015. A 31 ans, le joueur du Billère Handball décide en effet de raccrocher les baskets. « Sur la fin, les journées devenaient trop courtes, explique-t-il. J’avais toujours réussi à mener les deux projets de front, et je ne voulais pas me retrouver dans une situation d’échec dans l’une ou l’autre des mes activités. J’ai arrêté avant que l’on me dise d’arrêter. » S’il lui reste un an de contrat, le capitaine quitte alors le navire pour se consacrer à 100% à sa vie professionnelle.
 
Un passage forcément plus facile à aborder lorsque l’on a déjà un pied dans la suite. Reste ces petits moments de nostalgie. « Quand tu vas voir un match tu te dis toujours que tu aurais pu donner un petit coup de main. L’adrénaline des matches manque aussi au début, tout comme le fait de partir en déplacement tous les 15 jours avec les copains, ce sont des choses qui sont fortes. Ces trucs de vestiaires avec les copains, ça marque, note-t-il. Mais je mentirais aussi en disant que les entraînements quotidiens me manquent. »

Désormais pleinement investi dans sa mission de chef de cabinet, « Peïo » voit ses semaines bien remplies. Après deux années sans handball, l’ancien pivot se retourne avec un brin de fierté. « Je suis déjà très heureux de faire ce que je fais, souffle-t-il. Et puis je suis surtout très fier d’avoir mené à bien mon double-projet de vie. »

Marqué au fer rouge par son double parcours, le Béarnais espère que beaucoup de jeunes joueurs opteront pour le même choix. « On reste du handball, on n’est pas une activité qui permet de s’inscrire dans un projet uniquement tourné vers le sport. Ceux qui peuvent le faire dès leurs 16 ans se comptent sur les doigts d’une main, estime-t-il. C’est une vraie problématique car j’ai vu passer trop de jeunes qui avaient tout construit autour du handball et qui une fois arrivé à la trentaine, se retrouvent le bec dans l’eau. »

 

Aux clubs et aux instances de multiplier les actions pour les pousser dans le bon sens. « Dès le plus jeune âge il faut une sensibilisation même si elle n’est pas suffisante. Il faut des mesures incitatives pour pousser les clubs à maintenir les jeunes dans un double-projet le plus longtemps possible, explique-t-il. J’ai connu peu de mecs qui m’ont dit qu’ils n’avaient pas réussi à aller là où ils le voulaient car ils avaient un double-projet. Les études n’ont jamais empêché quelqu’un de faire carrière. »

Deux ans après la fin de sa carrière, Pierre continue d’avoir un oeil avisé sur le handball. « Je suis assez enthousiasmé par ce qu’il se passe, conclut-il. Le handball occupe une place de plus en plus importante dans le panorama du sport français. On a la chance que la vague de résultats continue à être puissante. Ça reste fragile et il faut rester vigilants, mais le sport évolue dans le bon sens. Le jeu devient plus rapide, plus spectaculaire. Tout est fait pour que les salles soient de plus en plus remplies. »

(Texte Benoit Conta - Photo Stéphane Pillaud)

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